15/10/2009

#jeansarkozypartout

Coucou me revoilà on rigole bien en ce moment non ?

 

Bon un petit conseil pour tout ceux qui cherchent un boulot, un cdd, un stage ou une rente.

 

Ajoutez à votre nom un nom d'emprunt avec un trait d'union.

 

Vous vous appelez Marcel Goudru ? Et bien sur votre CV mettez Marcel Goudru-Sarkozy et vous verrez que vous aurez une réponse rapide et un offre de salaire au delas de vos expérances :)

Si ça ne marche pas et que vous n'avez toujours pas de réponse vous pouvez aussi vous adresser à l'EPAD je crois qu'il cherche du monde.

 

Si ça ne marche toujours pas essayez aussi MArcel Goudru-Bruni-Sarkozy, on ne sait jamais ?????

 

Sinon pleignez vous auprès de notre omniprésident, c'est vrai quoi !!!! C'est lui qui avait dit TOUT DEVIENT POSSIBLE

 

Sinon pour vous marrer allez là jeansarkozypartout

 

BONNE JOURNEE LES CHOMEURS :)))

05/09/2007

Les Valeurs de Sarko pour la rentrée

"Récompenser le mérite, sanctionner la faute, cultiver l'admiration de ce qui est bien, de ce qui est juste, de ce qui est beau, de ce qui est grand, de ce qui est vrai, de ce qui est profond, et la détestation de ce qui est mal, de ce qui est injuste, de ce qui est laid, de ce qui est petit, de ce qui est mensonger, de ce qui est superficiel, de ce qui est médiocre, voilà comment l'éducateur rend service à l'enfant dont il a la charge et comment il lui exprime le mieux l'amour et le respect qu'il lui porte."

Déjà apprendre aux enfants la détestation, j'ai des doutes profonds, mais la suite est encore plus dramatique. S'il faut leur apprendre à détester le laid, le petit, et le médiocre .... c'est triste...

Et vous, ça ne vous dit rien quelqu'un de laid, petit, mensogner, superficiel, et médiocre.....lol

16/05/2007

SARKOLEPTIQUE

Que se passe-t-il en France depuis le 6 mai ?

Tous ! Tous ils vont prêter serment au chef suprême N Sarkozy.

Et tous ils ressortent de son bureau retournés comme de vulgaires crêpes.

Hier Kouchner qui n'as peu de mots assez durs durant la campagne contre sarko, aujourd'hui Baylet et tout le PRG avec lui.

Lui et son parti, ont fait toute la campagne avec Ségo, leur sigle sur les affiches. Ils ont même virés Tapie de leur parti pour connivence avec Sarkozy !!!

Et hop, ils courent voir le grand commandeur et ressortent comme hypnotisés.

Je trouve cela très inquiétant. Le but de Sarko est donc de laminer en France toute opposition contre lui.

Il a liquidé l'UDF, le FN. 2002 a liquidé l'extrême gauche et les verts.

Il ne lui reste plus qu'a liquider le PS.

Il a raison Sarkozy avec lui tout de devient possible.

Mais jusqu'où, quand va-t-on l'arrêter ?

Quand il a dit vouloir liquider 68, je crois qu'il veut liquider bien plus.


Liquider ses amis, liquider la démocratie au sein même de son parti, liquider l'opposition, ...

Bref, nous irons de surprises en surprises, et je trouve que la classe politique Française donne une bien mauvaise image d'elle même.

On comprend mieux ce qui c'est passé en 1940, où ils ont dû tous retourner leur veste face à l'occupant, pour la retourner ensuite in-extremis en 44 pour passer du côté de la résistance.

Tout devient possible, même le pire !!!

Attention un surdosage de Sarkoleptique peut faire des dégats

13/05/2007

Début

A lire dans le monde :


Provocations policières
LE MONDE | 12.05.07

© Le Monde.fr

Mauvais temps

Vous avez remarqué, depuis dimanche soir, la météo a tournée et est passée au mauvais temps.

De la grisaille, du froid, du vent.

En aparté tout le monde se dit que c'est depuis l'arrivée de Sarko au pouvoir.

En tout cas, c'est comme ça que nous le ressentons. Nous qui avions mis beaucoup d'espoir dans Ségo.

Et non, les Français ont choisis une autre voie et une autre voix aussi.

Tant pis il va falloir continuer d'expliquer et de faire passer un message différent, des valeurs différentes et humanistes même si ce n'est pas à la mode.

Pas besoin de revenir sur l'échec dans cette élection de la gauche.

Les chiffres sont là et ils étaient prévisibles tant la campagne de Sarko est allée draguer dans les marécages nauséabonds de l'extrême droite.

Une chose est sûre c'est qu'il faut espérer qu'il n'y aura pas de crise économique car Sarko a laché la bête qui est tapis chez tous les hommes.

Celle des mauvaises pensées, des mauvais sentiments qu'on dit tout bas effectivement car il faut savoir se comporter en homme et pas en bête.

Sarko autorise tout le monde comme il le dit pas de repentance, pas de commémorations , la France n'a jamais mal agit : Tout devient possible !

Ils peuvent dire tout haut qu'ils détestent les fonctionnaires, les immigrés, les assistés, les faibles qui ne créent pas leur entreprise...

Et puis un jour viendra, si nous entrons en crise économique ces mots deviendrons des actes, de la violence mal maitrisée.

Je persiste et je signe que Sarko et ces propos sont très graves, qu'ils flattent chez les gens leurs mauvais côtés.

Quand il dit vouloir liquider le relativisme, nettoyer des zones au carsher, que le travail c'est la liberté (pourquoi pas "le travail rend libre" comme en d'autres temps et en d'autres lieu).

Et oui, tous ces signaux qu'il a envoyé à l'extrême droite et aux petits vieux transit de peur à force de regarder TF1.

Et bien, il faut espérer qu'il n'y ait pas de crise économique ou géopolitique grave qui provoquera le reveil de la bête a qui il aura déjà entre-ouvert la porte durant cette campagne.

04/05/2007

Allez-vous vraiment faire ça ?

Par Arianne Mnouchkine


Allez-vous vraiment faire ça ?

Alors, vous allez vraiment faire ça ?
Vous les plus purs que d’autres, les plus intelligents que d’autres, vous les plus subtils, vous les cohérents, vous les fins stratèges, vous allez faire ça ? Vous, les à qui on ne la fait plus, les durs du cuir, vous allez vraiment, en ne votant pas pour elle, voter pour lui?
Vous allez vraiment faire ça ? Vous allez le faire ?
Vous, les vrais de vrais de la gauche vraie, vous allez faire ça ? Pour cinq ans ! Pour cinq ans, peut-être dix, vous allez faire ça ?
Vous, les toujours déçus de tout, vous les amers, les indécis décidés, les lave plus blancs que blanc vous allez faire ça ?
Mais pourquoi ? Parce que quoi ? Parce que jupe ? Parce que talons hauts? Parce que voix ? Parce que sourire, cheveux, boucles d’oreilles? Parce que vraie ?
Il n’y a rien qui vous aille dans son programme à elle, rien ? Pas cinquante propositions sur les cent ? Pas vingt ? Pas dix ? Pas une ? Vraiment, rien du tout ?
Trop de quoi ? Pas assez de quoi?
Pas assez à gauche ? On voudrait, quitte à tout perdre, une campagne à gauche toute ?
Mais même l’extrême gauche, cette fois-ci, au deuxième tour ne joue plus à ce jeu-là. Peu importe, vous, vous allez y jouer ?
Le résultat du 21 avril 2002 ne suffit pas ? Non. On le refait en 2007, mais en mieux. Pas au premier tour, non, carrément au deuxième. C’est plus chic.

Que ceux qui ressemblent à Nicolas Sarkozy, ou qui croient qu’il leur ressemble, que ceux-là votent pour lui, quoi de plus normal. Que ceux qui lui font sincèrement confiance pour améliorer leurs dures vies, que ceux-là l’acclament et votent pour lui, quoi de plus normal. C’est même estimable.
Que les grands patrons votent Nicolas Sarkozy, pas tous d’ailleurs, loin s’en faut, non, mais par exemple les grands patrons de presse, qu’on a vu si nombreux, si heureux, à Bercy dimanche, qu’ils votent pour leur copain, qui va vraiment améliorer leurs belles vies, c’est moins estimable, mais quoi de plus normal?

Mais vous, une respiration possible, un air nouveau, un espace de travail politique, une chance espiègle, ça ne vous dit rien ? Vraiment rien? Mais qu’est-ce qui vous fait si peur ?
Les Italiens ont enfin chassé Berlusconi, les Espagnols, après une grande douleur révélatrice, se sont débarrassés d’Aznar, et voilà que nous, à quelques milliers de voix près, nous allons repasser le plat de la droite dure ?

Il y a un pari à prendre contre une certitude sombre, et vous ne pariez pas ?
Quels désirs obscurs allez-vous satisfaire ? De qui donc, de quoi êtes-vous secrètement solidaires. Ce ne peut-être que du bien de ceux qui ont besoin, vitalement, de mieux être. Vitalement. Maintenant.
Supporterez-vous dimanche soir d’apprendre qu’il a manqué une voix ? Une seule. La vôtre.
Je vous en supplie.

• Ariane Mnouchkine •

02/05/2007

A fond Ségolène

Hier à Charletty pour son concert de soutien c'était formidable. Que du bonheur ! J'ai regardé son discours sur BFM TV.

Une grosse bouffée d'oxygène et de confiance en l'avenir. Exactement ce dont le France a besoin.

Elle remis de l'ordre juste dans cette campagne, en remettant y compris les faits historiques à leur place de mai 68 au Front Populaire.

Elle a fait un vrai réquisitoire pour un France moderne, démocratique et de l'espoir.

En remettant les pendules à l'heure sur la France des lumières et de sa responsabilité, qui doit toujours être renouvelée, face au monde.

Cette responsabilité qui a commencée en 1789, premier peuple à se soulever et à prendre son destin en mainsmedium_Declaration_of_Human_Rights.jpg

Ce peuple aurait pu le faire pour lui tout seul, en cette fin du XVIIIe siècle ! Et bien non, le peuple Français avait déjà choisi son camp : celui de l'internationalisme.

Les droits issus des réflexions des lumières devaient s'appliquer à tous les être humains.

Les droits de l'homme toujours d'actualité deux siècles plus tard, sont devenus universels et enviés par le monde entier.

Ils sont encore aujourd'hui le but a atteindre pour beaucoup de peuples et pour nous aussi.

Comme elle l'a dit, il nous faut retrouver cet élan qui fait la seule raison d'être de notre nation.

Quand vous allez à l'étranger, c'est la première chose qu'on dit sur la France : La patrie des droits de l'homme.

J'ai vu avec émotion dans un petit bar de la banlieue de Prague en 1999, sur le mur une affiche reproduisant la déclaration des droits de l'homme de 1789.

Nous sommes a un moment de notre histoire où il faut choisir et en France on a souvent choisi notre destin dans le sang.

La démocratie nous permet de le faire sans en verser une goutte.

Mon choix est fait et il est de plus en plus un choix d'adhésion au projet de Ségolène Royale pour la France.

J'entendais aussi les propos du candidat de droite, un candidat que jamais la droite n'avait oser proposer à la France depuis 1945.


Il est le candidat d'une droite revancharde, anti-Dreyfusarde, et Pétiniste qui n'a jamais réellement accéptée la République et l'alternance du pouvoir.

Celle qui avait disparue grâce au Général De Gaulle et à la résistance.


Une droite qui est presque de droit divin et à qui le pouvoir doit revenir de plein droit.

une droite différente de celle de Bayrou, ou même de Chirac.

Une droite qui ne supporte pas le principe d'un homme, une voix.

NON, elle ne supporte pas que la voix du petit, du pauvre, du gaucher, de l'homosexuel, du black, de
l'arabe, du handicapé ait la même valeur : ni plus, ni moins que celle du PDG, du rentier, du médecin, du riche, de celui qui a "réussi", du puissant.

Alors elle trouve un candidat qui lui ressemble et qui à pour projet de redonner le pouvoir à cette nouvelle noblesse du CAC 40 qui ne veut rien partager.

Cette droite nous refait le même coup depuis la révolution, les droits sociaux seraient un danger pour la France et donc pour nous les petits.

Cette droite qui a été contre l'interdiction du travail des enfants, contre les congés payés, contre les journées de 8 H, contre la semaine de 40 heures, en prétextant que les usines de l'époque n'y survivraient pas.

Cette droite à chaque fois contre les libertés pour le plus grand nombre, contre le droit de vote universel, contre le divorce, contre les droits des femmes, contre les droits de homosexuels, contre l'IVG et la contraception.

Toujours avec la même idée de ne pas partager leurs droits, car les riches et les puissants ont toujours eu le droit de contourner les interdictions qu'ils avaient mis en place pour les autres.

Sous la royauté et bien après, quand vous étiez puissant pas de problème si vous étiez homosexuels mais pas pour le petit paysan.

Ensuite quand vous étiez riches et puissant, il était possible de faire avorter sa femme dans un autre pays en se payant des cliniques privées, mais pas pour la petite ouvrière (parfois violée par le patron), dans ce cas on la trainait en justice.

Et certains pourront se gausser de ce que je raconte, mais là est le vrai sens pour moi de l'ordre juste que nous propose Ségolène Royal.


Avec l'enrichissement de la France ces dernières 40 années où on nous a rabâché que c'était la crise.

J'ai 38 ans et je n'entends que ça depuis mon enfance, mais pour mieux nous endormir pendant que les autres se gardaient les fruits de notre travail.

Avec cette enrichissement sont venus de nouveau privilégiés qui ne veulent pas qu'on touche à leurs privilèges, leurs rentes dorées, leurs propriétés foncières et financières qu'ils ont réussis à accumuler alors que soit disant la France est en crise économique depuis 40 ans.

Le temps est venu pour nous de dire stop et demander ce qui nous est dû.

L'occasion nous est donnée de la faire par un simple bout de papier dans une urne, alors allons y :

LE 6 MAI C'EST SEGOLENE ROYALE !!!

république du métro

un initiative très bien d'une petit jeune de 19 ans qui lit ses textes dans le métro

26/04/2007

Sarkozy refuse le débat

Sarkozy montre son vrai visage.

Lui qui dénonce les tractations politiciennes dans le dos des électeurs refuse les débats publics ?

Déjà au premier tour et aujourd'hui avec François Bayrou ?

De quoi avez-vous peur N Sarkozy ?

Qu'on débatte sur votre projet de destruction de la France ?

Qu'on discute de vos idées ?

Cela est significatif de votre façon de gouverner la France si vous êtes élu : tractations, magouilles, pressionds, intimidations et plus aucun débat public.

A lire dans Le Monde :


20/04/2007

Pour Ségolène Royal

Par Ariane MNOUCHKINE, metteur en scène

Libération mercredi 11 avril 2007
Je voudrais vous parler de sentiments. Car lors d'une élection présidentielle, et pour celle-ci plus que pour toute autre, il s'agit aussi de sentiments. Il s'agit d'étonnement d'abord, d'espoir, de confiance, de méfiance, de craintes, et de courage aussi. Il s'agit surtout, je crois, d'un sentiment de genèse. Je n'ai jamais cru que la Genèse fut terminée. Petite fille, je pensais même qu'une fois grande personne, je serais fermement conviée à y participer. Et comme, à l'époque, aucun adulte autour de moi ne s'est cru autorisé à me détromper, je le pense toujours.
Certains hommes, certaines femmes, savent mieux que d'autres nous rappeler à notre droit et à notre devoir de contribuer à cette genèse, à cette mise au monde d'un meilleur monde. D'un meilleur pays, d'une meilleure ville, d'un meilleur quartier, d'une meilleure rue, d'un meilleur immeuble. D'un meilleur théâtre. Mieux que d'autres, par leur détermination, leur sincérité, leur intelligence, leur audace, ils nous incitent à entamer ou à reprendre avec joie un combat juste, urgent, possible.
Pour libérer cet élan, il ne doit y avoir chez les prétendants aucune forfanterie, aucune vulgarité de comportement, aucun mépris de l'adversaire. Aucune enflure pathologique de l'amour du moi. Aucune clownerie de bas étage, aucun double langage. Aucune mauvaise foi. Non, il doit y avoir une terreur sacrée. Oui. Ils doivent être saisis d'une terreur sacrée devant le poids écrasant de la responsabilité qu'ils ambitionnent de porter, devant l'attente du peuple dont ils quémandent le suffrage. Oui, il faut qu'ils tremblent de la terreur de nous décevoir. Or, pour cela, il leur faut de l'orgueil. Car sans orgueil, pas de honte. Pas de vergogne.
Que de fois, ces jours-ci, je me suis exclamée : «Oh ! Il est vraiment sans vergogne, celui-là.» Eh bien, moi, j'espère, je crois, je sais que Ségolène Royal a de la vergogne et donc qu'elle est capable de grande honte si, une fois élue, elle ne réussissait pas à nous entraîner tous, où que nous soyons, du plus important des ministères jusqu'à la plus humble classe de la plus petite école de France, dans cet herculéen travail qui nous attend et qui consistera à recoudre, à retisser même par endroits, et à poursuivre la formidable tapisserie qu'est la société française. Cet imparfait, cet inachevé mais si précieux ouvrage que, par pure ou plutôt par impure stratégie de conquête du pouvoir, Nicolas Sarkozy et ses associés s'acharnent à déchirer.
Donc, contre la pauvreté, contre le communautarisme, pour la laïcité, pour la rénovation de nos institutions, contre l'échec scolaire, et donc pour la culture, pour l'éducation, et donc pour la culture, pour la recherche, et donc pour la culture, pour la préservation de la seule planète vivante connue jusqu'à ce jour, pour une gestion plus vertueuse, plus humaine, donc plus efficace des entreprises, pour l'Europe, pour une solidarité vraie, qu'on pourrait enfin nommer fraternité et qui ne s'arrêterait pas à une misérable frontière mais s'étendrait bien au-delà de la mer, bref, pour une nouvelle pratique de la politique, c'est un immense chantier que cette femme, eh oui, cette femme, nous invite à mettre en oeuvre. Et moi, je vote pour ce chantier.
Son adversaire surexcité veut nous vendre un hypermarché ­ très bien situé, remarquez, juste en face de la caserne des CRS, elle-même mitoyenne du nouveau Casino des Jeux concédé à ses amis lorsqu'il était ministre tandis qu'un troisième... celui-là, à part être président, j'ai du mal à comprendre ce qu'il veut pour nous. Une hibernation tranquille, peut-être ? Pendant ce temps, celui que bien imprudemment certains s'obstinent à classer quatrième alors qu'il y a cinq ans... vous vous souvenez ?
O nos visages blêmes, nos mains sur nos bouches tremblantes et nos yeux pleins de larmes. O ce jour-là nos visages... les avons-nous déjà oubliés ? La honte de ce jour-là, l'avons-nous déjà oubliée ? Voulez-vous les revoir, ces visages ? Moi, non.
Voilà pourquoi, même si je respecte leurs convictions, et en partage plus d'une, je ne veux pas que ceux qui pratiquent l'opposition radicale, jusqu'à en prôner la professionnalisation durable, nous entraînent dans leur noble impuissance.
Voilà pourquoi je pense que nous, le soir, dans nos dîners, devons cesser nos tergiversations de précieux ridicules. C'est du luxe. Un luxe insolent aujourd'hui. Beaucoup dans ce pays ne peuvent se le payer. Ils souffrent. Ils sont mal logés, ou pas logés. Ils mangent mal. Ils sont mal soignés, ne connaissent pas leurs droits, donc n'ont droit à rien. Ni lunettes, ni dents, ni vacances, ni outils de culture. Leurs enfants n'héritent que de leur seule fragilité. Ils souffrent. Ils sont humiliés. Ils ne veulent pas, ils ne peuvent pas, eux, passer un tour. Encore un tour. Jamais leur tour.
Dépêchons-nous. Il y a du monde qui attend. Allons-y, bon sang ! Vite ! Cette femme, eh oui, cette femme porte nos couleurs, elle les porte vaillamment, courageusement, noblement. Et quand je dis couleurs, je ne parle pas des seules trois couleurs de notre drapeau. Je parle des couleurs de la France, celle que j'aime, celle de la citoyenneté vigilante, de la compassion pour les faibles, de la sévérité pour les puissants, de son amour intelligent de la jeunesse, de son hospitalité respectueuse et exigeante. Je parle des couleurs de l'Europe, à qui nous manquons et qui nous manque. Voilà pourquoi je vote pour les travaux d'Hercule, je vote pour Ségolène Royal, et je signe son pacte.

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