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29/04/2006
Le descenseur social
A LIRE DANS LE NOUVEL OBS
Semaine du jeudi 27 avril 2006 - n°2164 - France
Quand l'Etat ne protège plus
Les ravages du «descenseur social»
L'ascenseur social fonctionne... mais il descend ! C'est la conclusion de l'étude de deux chercheurs publiée par la Fondation Jean-Jaurès. Alain Mergier explique ici les conséquences politiques de cet engrenage
Le Nouvel Observateur. - Les milieux populaires représentent à peu près un électeur sur trois, en France. Dans votre enquête, réalisée à partir de cinquante longs entretiens, vous mettez en exergue un phénomène que vous jugez central : celui de «descenseur social».
Alain Mergier . - On a beaucoup dit que l'ascenseur social, en France, était en panne. Or quand on interroge les milieux populaires, on se rend compte que pour eux il ne s'agit pas d'une panne. L'ascenseur fonctionne, plutôt bien... Mais il descend ! C'est toute la dynamique de la société française qui s'est ni plus ni moins inversée. Pour cette population, la société est animée d'une puissante force de gravité qui tire vers le bas.
Et la violence s'est généralisée au point de faire planer une menace permanente sur la vie quotidienne. Cette menace est fortement associée aux comportements de personnes immigrées ou issues de l'immigration. C'est la cause centrale du développement et de la banalisation de la xénophobie.
N. O. - Diriez-vous que pour les milieux populaires, la société française est en crise?
A. Mergier. - En fait non ! La crise est, par définition, un moment transitoire entre deux moments de stabilité. Pour eux, le descenseur social, la généralisation de la violence, les ratages de l'intégration sont devenus des traits structurels de la France d'aujourd'hui. D'où une vision de la société qui fonctionne à l'inverse de la promesse républicaine d'ascension par le travail, par l'effort. Une société dans laquelle l'Etat n'assume plus sa fonction de protection des personnes.
N. O. - Les classes populaires sont-elles les seules à pointer du doigt cette inversion?
A. Mergier. - Dans d'autres travaux, nous constatons que ce diagnostic gagne les classes moyennes, certaines populations de cadres... Mais les milieux populaires sont les plus exposés, les plus fragiles. Prenons un seul exemple - celui de l'emploi - qui explique parfaitement comment est vécue cette force d'attraction vers le bas. Les personnes que nous avons rencontrées décrivent un engrenage, une spirale vicieuse, qui conduit du CDI au CDD, du CDD au stage, du stage au chômage lui-même rythmé par des retours de plus en plus précaires dans le monde du travail. Le déclassement est aujourd'hui vécu comme un destin.
N. O. - Quels sont les effets de cette perception d'une société dont les règles se sont inversées.
A. Mergier. - L'un des effets principaux est de changer la direction du regard qui n'est plus dirigé vers ceux qui sont au-dessus et que l'on peut envier ou espérer rejoindre, un jour, par le travail, par la lutte, la revendication ou au travers de la réussite de ses enfants. Désormais, on regarde vers le bas. On regarde vers des catégories auxquelles on ne veut surtout pas être assimilé, qui incarnent le déclassement qui nous guette et qui, de surcroît, sont perçues comme abusant du système. De ce fait, aujourd'hui, les efforts et l'énergie que l'on déploie ne sont plus consacrés à progresser mais à résister à la descente.
N. O. - Qui est jugé responsable de cette inversion?
A. Mergier. - L'Etat. Pour les milieux populaires, il est frappé d'impuissance et cette impuissance est liée à la classe politique. Elle est la marque du désintérêt des politiques face à ce qu'ils vivent. Ils se sentent délaissés, abandonnés. Ils ont le sentiment de ne plus compter.
N. O. - Comment réagissent-ils à cette situation?
A. Mergier. - Lors des entretiens que nous avons réalisés, nous avons constaté qu'à un moment ou à un autre nos interlocuteurs se mettent en colère, comme si, tout à coup, ils se heurtaient à un mur. Dans ces moments s'exprime une incompréhension face à tel ou tel événement jugé illisible, insupportable ou scandaleux, et leur discours se durcit, se radicalise...
N. O. - Cette colère se retrouve-t-elle lors du vote?
A. Mergier. - A l'évidence, oui. Les convictions politiques traditionnelles de droite ou de gauche se sont estompées. C'est dans les réactions aux événements que se forgent les opinions et donc le vote. D'où son caractère apparemment erratique. Ce qui ne veut pas dire irrationnel. Le même électeur peut ainsi se tourner un jour vers Le Pen, l'autre vers Besancenot, ou dire sa préférence hier pour la gauche d'opposition, demain pour Sarkozy. Dans son esprit, il ne fait pas n'importe quoi. Il cherche au gré des événements les idées les plus immédiatement explicatives. C'est la brèche dans laquelle s'engouffrent les populismes de tout poil.
N. O. - Y a-t-il danger pour la démocratie?
A. Mergier. - Disons que nous jouons avec le feu. Voter contre les partis de gouvernement, c'est se dresser contre la « surdité d'Etat » pour se réaffirmer en tant que sujet politique. Ce vote n'est pas dirigé - sauf exceptions - contre la démocratie libérale ou la République. Les désirs de régime autoritaire ou de révolution anticapitaliste sont marginaux. Les personnes que nous avons rencontrées disent simplement qu'elles aspirent à pouvoir «construire leur vie personnelle et familiale». Le paradoxe est que certains finissent par voter pour les partis extrémistes - Le Pen notamment - au nom même des valeurs républicaines et démocratiques qu'ils voudraient voir rétablies. De même qu'ils peuvent voter parfois pour des formations qui se disent anticapitalistes alors qu'ils considèrent comme naturelles les règles de base de l'économie de marché et réclament un plus large accès à l'univers de la consommation. En fait, l'attente des milieux populaires c'est le rétablissement des principes qui devraient assurer à chacun un statut de sujet économique et politique à part entière.
«Le Descenseur social», par Philippe Guibert et Alain Mergier, Fondation Jean-Jaurès, Plon.
Alain Mergier, sociologue et sémiologue depuis vingt-cinq ans, est cofondateur et dirigeant de l'Institut Wei.
Philippe Guibert est conseiller au cabinet de Michel Sapin, président de la région Centre.
22:17 Publié dans politique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
ZARKONAZY ? qu'il quitte la FRANCE
Au sujet des clins d'oeil de Zarkozy à l'extrème droite et qui fini par tenir un discours qui ne rapelle que trop les années 30, je suis vraiment consterné.
Dire que lui même n'est pas vraiment tout à fait Français et qui si la France avait appliqué ce qu'il préconise il serait sans doute toujours en Hongrie (remarque il nous ferait pas chier ici).
En tout cas moi je lui dis que si lui Sarkozy il n'aime pas la France comme elle est avec ses grèves, son droit du travail, ses arabes , ses blacks, il n'a qu'a s'appliquer sa formule et qu'il quitte la France pour aller aux USA ou en Angleterre. C'est vrai quoi tout ce qu'il propose comme politique c'est de faire devenir la France la petite soeur des USA : ET BIEN QU'IL SE CASSE ET QU'IL Y AILLE AUX USA, ON VERRA CE QU'IL Y SERA : PERSONNE !
21:41 Publié dans Actualité, politique, Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
21/04/2006
Que font les républiques ?
Après le royaume du Danemark, des Pays-Bas, de Suède, d'Espagne, d'Angleterre, qui ont déjà tous légalisé le mariage gay et l'adoption par des couples homos, voici le Royaume de Belgique.
Mais en République c'est vrai qu'on nait tous "libres et égaux en droit". Comme disait Coluche : ... mais certains sont moins égaux que d'autres ....
11:40 Publié dans Actualité, GAY, politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11/04/2006
Comme quoi !!!
c'est utile de se mobiliser et ça fonctionne. ce matin les analyse de la presse étrangère fustige les manifs en France. Au moins ici les gens ne sont pas tout à fait morts.
07:50 Publié dans Actualité, politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09/04/2006
Il est temps d'agir
sans commentaires :-((
19:22 Publié dans Actualité, Humeur, politique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
On va se faire chier
Une nouvelle idée de villepin et l'UMP pour faire chier le monde.
On ne pourra plus fumer dans les bars et les discothèques
Ceci sous le pretexte fallacieux de protéger notre santé.
Bien !!! je propose donc qu'on y interdise aussi la consommation d'alcool.
En effet, combien de cancer du foie ? combien de syrrhose ? Combien d'accident de la route ? Combien de femmes et enfants battus au retour d'un bar après une soirée bien arrosée ? Combien de dégâts sociaux, d'arrêts de travail, d'accidents de voiture mortels ou handicapant ? Combien d'enfant nés avec des retards mentaux ?
Mais tout ceci ne gène personne ???
Tous ces maux qui concernent tout le monde qui proviennent de l'alcool ne sont-ils pas un fléaux ???
Que NON, que NON, les hypocrites !!! l'alcool en France c'est sacrée puisqu'on en produit, beaucoup, beaucoup et que ça rapporte beaucoup d'argent et de voix aux elections.
Tout ceci c'est juste un moyen de mieux controler nos actes et choix de vie. On commence avec le tabac et après ???
Comme par hasard les drogues licites en France (alcool) sont celles quee nous produisons. Les autres sont très dangereuses.
12:30 Publié dans Actualité, Humeur, Société | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Handicap et dignité en France en 2006
Vivre dignement son handicap est aujourd'hui en France un problème scandaleusement ignoré.
Le saviez-vous ? :
-l'allocation adulte handicapé dépasse le seuil pour avoir accès à la CMU, c'est à dire au soin gratuit de : 11,43 €. Les handicapés doivent donc se payer une mutuelle.
- L'AAH est aujourd'hui de 610 € par mois (4001 F), le seuil de pauvreté indiqué par l'observatoire des inégalités est de 645 €. Les Handicapés ne bénéficiant que de l'AAH comme revenu vivent au dessous du seuil de pauvreté.
-En cas d’hospitalisation de plus de 60 jours, le montant de l’allocation est réduit de 20 % si l’allocataire vit en couple et de 35 % s’il est seul. Toutefois, aucune réduction n’est effectuée si l’intéressé a un enfant ou un ascendant à sa charge. En cas d’incarcération ou d’hébergement dans une maison d’accueil spécialisée, pendant plus de 45 jours, l’intéressé ne conserve que 12 % du montant de son allocation.
J'aime beaucoup d'ailleurs le lien qui est fait dans le taux d'indemnité entre la prison et la maison d'accueil spécialisé......
Comment font les handicapés pour payer leurs factures et leur loyer quand ils sont hospitalisés ? On perd son logement et on se retrouve à la case départ ?
Quelle autonomie donne-t-on aux handicapés si on ne leur ne donne pas de moyens corrects ?
Comment croire que toutes ces mesures ne sont pas cyniques quand on voit que même pour ce qui se rapporte à la santé, premier problème pour beaucoup de handicapés, c'est là qu'on va appliquer des régles qui vont exclure ceux qui n'ont pas de famille pour les soutenirs et ceux qui ne peuvent se défendre.
quel est l'intérêt de vivre dans un pas riche comme la France quand on sait que le taux de scolaristation des handicapés en France est de 36 % contre 97 % pour les handicapés sensoriels en Italie.
11:20 Publié dans Humeur, politique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08/04/2006
Agression homophobe
En juillet 2005, à 18 h, moi et mes deux copains nous sommes fait agressés en plein centre-ville de Nantes. 3 mecs nous ont insulté et menacé de mort car nous n'étions que des sales PD, l'un deux a bien failli me taper dessus pour me piquer mon portable avec lequel j'essayai de tel aux flics. Une violence que je n'avais jamais connu. Sur ce les flics sont arrivés et ils les ont arrètés et emmenés au poste.
Nous avons porté plainte et aujourd'hui nous recevons la décision du procureur : Classé sans suite, ils ne les ont pas retrouvés même avec leur identité ???
Enfin voilà, juste pour dire qu'aujourd'hui je n'ai plus confiance ni dans la justice, ni dans les flics.
Moi par contre le jour ou je me suis pacsé, on m'a envoyé le faire au tribunal, ce doit être là la place des PD mais pas des homophobes ....
11:40 Publié dans GAY, Société | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
01/04/2006
Et ici
Il y a vait 500 personnes hier à Nantes
10:20 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ce qu'on dit de nous à l'étranger
10:13 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



